Gestion des espaces verts


Démarche raisonnée, naturellement !

La faune et la flore du Clunisois constituent un écosystème riche dont nous sommes responsables. Aujourd'hui, nous avons le devoir d'apporter des réponses aux enjeux de préservation de la santé publique, de la qualité des eaux, de la biodiversité et des milieux naturels. La ville de Cluny, inscrite dans une démarche globale de gestion durable, a mené une réflexion quant à la gestion de ses espaces verts et s'est engagée pour une gestion différenciée et respectueuse de l'environnement.

La gestion différenciée consiste à ne pas appliquer à tous les espaces la même intensité ni la même nature de soins, tout en répondant aux attentes pratiques et esthétiques des riverains et usagers. On l'appelle aussi "gestion harmonique", "gestion raisonnée durable", "gestion évolutive durable", "gestion raisonnable" selon les villes.

Nos objectifs

- Limiter progressivement l'usage des produits phytosanitaires pour garantir la qualité de vie, préserver l'environnement et conserver la biodiversité.
- Améliorer le cadre de vie en favorisant la création d'espaces verts accessibles à tous.
- Proposer des actions pédagogiques, citoyennes multigénérationnelles et interculturelles.
- Encourager et accompagner les démarches participatives des usagers et associations.

Désherber, oui ! Mais comment ?

La ville de Cluny s'est engagée à prendre en compte l'impact des produits phytosanitaires sur la santé et les milieux naturels. Les gestionnaires des espaces verts ont été sensibilisés et formés aux nouvelles pratiques de désherbage alternatif. Les zones particulièrement sensibles aux pollutions ont été recensées et sont traitées en priorité avec des méthodes alternatives et du matériel adapté.

*Les zones situées à proximité d'eaux souterraines ou de surface pour lesquelles il existe un risque de pollution directe par pénétration des produits phytosanitaires, notamment : la Grosne, le Médasson et ses canaux, le bassin de joutes, les déversoirs d'orages, les ouvrages hydrauliques, les plans d'eau, les sources et fontaines.

*Les zones urbaines à usage collectif et de loisirs pour lesquelles il existe un risque de contamination par contact direct avec le produit ou par absorption. Il s'agit des lieux destinés à la pratique du sport, de la promenade et de tous autres loisirs comme, par exemple, les cours et abords des écoles, le parc Abbatial ou les stades…

*Les zones "dites imperméables" : centre ville, parkings… Les produits de traitement ne pénètrent pas dans le sol et, par ruissellement, rejoignent les réseaux d'eaux pluviales et d'assainissement ou les nappes phréatiques. Les produits sont alors inefficaces sur la cible choisie avec un effet polluant sur d'autres zones.

La fauche tardive

La gestion différenciée préconise aussi que certains espaces moins fréquentés, aux sols plus fragiles, ou écologiquement précieux, soient laissés à eux-mêmes. Fauchés ou pâturés, ils constituent un refuge pour la biodiversité et une plus grande diversité de paysages. Cette mesure est appliquée par le Conseil général sur les bords des routes départementales.

Une classification sur mesure

La gestion différenciée se traduit par une répartition des espaces verts en plusieurs classes, pour lesquelles différentes méthodes de gestion sont appliquées en fonction de l'usage. À chaque classe est proposée une méthode adaptée : type de culture, fréquence des interventions, d'arrosage… Elle implique de nouvelles méthodes de travail conciliant les aspects sociaux, économiques et écologiques nécessaires au développement durable.
Au service des espaces verts

Au quotidien, la municipalité et le service Espaces Verts s'engagent ainsi :

- À réduire les consommations de pesticides et désherbants en pratiquant un désherbage chimique ciblé.
- À respecter les mesures de protection en vigueur pour l'utilisation des produits phytosanitaires : respect des dosages, application ciblée des produits, respect des délais de pénétration dans le sol, utilisation des produits hors horaires de passage intensif (sorties d'écoles, matchs…), respect des conditions météorologiques.
- À utiliser des méthodes de désherbages mécaniques (par brossage, manuel ou thermique).
- À réduire et recycler au maximum les déchets verts par l'utilisation du broyat de branches utilisé en paillage et par compostage des déchets verts.
- À trier les déchets issus de l'activité " espaces verts " (notamment les résidus de produits phytosanitaires, les emballages et les plastiques) et s'assurer de leur destination d'élimination.
- À utiliser le plus possible l'eau de récupération.
- À multiplier les zones de paillage pour limiter la fréquence d'arrosage et de désherbage, et maintenir un sous-sol de qualité.

La mise en place d'une gestion différenciée des espaces verts communaux s'inscrit dans une approche environnementale globale dans laquelle chacun de nous peut s'impliquer car personne ne peut plus ignorer les effets néfastes des produits phytosanitaires sur la santé du personnel municipal, des habitants et usagers de la cité.

Chaque geste compte… les vôtres aussi.