Luétia, 1945 : une exposition pour entretenir la mémoire des déportés

En mars, la saison culturelle cultive la mémoire des déportés de la seconde guerre mondiale et vous accueille à l'exposition «Lutétia, 1945 ou le retour des déportés» à découvrir aux Écuries de Saint-Hugues. Le Lutétia, c’est cet hôtel parisien qui a été, pour de nombreux rescapés de la déportation, le point de chute au retour des camps. À l’hôtel Lutétia, dès l’arrivée des premiers déportés le 26 avril 1945, commence alors l’angoissante attente des proches et des familles : qui reviendra ? C’est l’histoire de cet hôtel, d’avril à août 1945, que retrace l’exposition inédite réalisée par la délégation parisienne des Amis de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation. L’exposition raconte aussi l’accueil des enfants juifs de retour de Buchenwald, le retour des républicains espagnols prisonniers et déportés à Mauthausen, la libération des résistants polonais arrêtés en France...

 

À Cluny, cet événement fait suite à l’exposition «Mauthausen, la part visible des camps» que vous avez été nombreux à parcourir en octobre 2013 et qui fut elle-aussi une initiative de l’Amicale des Déportés de Cluny soutenue par la Ville de Cluny dans le cadre de sa saison culturelle. Cluny, ville de mémoire ? Certainement, car parmi celles et ceux, nombreux, qui entretiennent et enrichissent localement le souvenir des victimes, on compte aussi les élèves et enseignants du lycée La Prat’s qui participé il y a un an au montage d'une belle exposition dans le cadre de leur projet «Matricule 35494» et que la ville a souhaité soutenir au sein de sa saison culturelle.

 

Avec «Lutétia, 1945», le grand livre clunisois de la mémoire des déportés s’enrichit encore pour mieux se transmettre et en particulier aux jeunes des établissements scolaire comme ce mercredi 7 mars. Ces élèves de troisième ont visité l'exposition et ont rencontré Monsieur René Pernod, déporté et survivant qui tenu une conférence à bâton rompu. Ses interventions sont toujours appréciées du jeune public et nous, on est ravi de ces rencontres qui entretiennent la mémoire des déportés d'ici et d'ailleurs.