Un schéma directeur d'aménagement lumineux

Le plan pour y voir plus clair

Un état des lieux de l’éclairage public datant de 2010 faisait état de vétusté sur la majeure partie du réseau et de luminaires trop énergivores ou peu efficaces. Le dossier a été repris, un nouvel état des lieux effectué et les choses ne s’étant pas arrangée, la commune a élaboré un Schéma Directeur d’Aménagement Lumineux (SDAL) et des investissements sont inscrits au budget avec un objectif dès 2017 : un meilleur éclairage à un meilleur coût. 

Pour son éclairage public, la commune est couverte par 815 luminaires dont 517 candélabres en acier, 52 sur support bois ou béton et 209 sur consoles fixées en façade d’immeuble. Des supports vétustes ou obsolètes à 75% avec 97 mâts corrodés à remplacer dans les meilleurs délais. Ce parc conséquent est aussi peu uniforme puisque parmi ces 815 luminaires, on en comptabilise 554 équipés en sodium haute pression, 216 équipés en vapeur de mercure (ou ballon fluo) et 45 équipés en iodure métallique (ou cosmo).

La Directive 2005/32 dite «EuP» interdit depuis 2015 la mise sur le marché des luminaires à vapeur de mercure : les 216 luminaires concernés, soit 26% de notre parc, devront donc être remplacés. La majorité des luminaires, soit 68% de notre parc, fonctionne au sodium haute pression. Cette source possède certes un bon rendement mais présente un indice de rendu des couleurs faible. Peut mieux faire.

Quant au 45 luminaires à iodure métallique, s’ils  offrent une bonne qualité lumineuse, leur alimentation est coûteuse et leur durée de vie limitée. À revoir. Ces 815 luminaires sont alimentés par 33 armoires de commande avec une puissance souscrite de 140,7 Kw auprès du fournisseur d’énergie. Or, la puissance calculée sur la base des consommations et de la durée de fonctionnement de 4 100 heures par an est de 12 Kw. Quelques économies sont donc réalisables après un ajustement de la puissance souscrite armoire par armoire.

En outre, seules 17 armoires sont équipées d’une horloge astronomique programmable qui permet de maîtriser avec précision l’allumage et l’extinction des luminaires et donc de maîtriser la durée de fonctionnement annuelle. La mise en place d’une horloge astronomique sur l’ensemble des armoires est indispensable. Par ailleurs, 20 armoires présentent des composants obsolètes et 13 ne sont pas adaptés aux futurs luminaires. Une requalification globale des installations d’éclairage public s’impose pour répondre aux objectifs de mise en conformité, d’amélioration des rendements, de réduction des coûts de maintenance et de consommation et d’amélioration de la qualité de l’éclairage adapté au lieu et au moment de la journée. 

Aujourd’hui, la maintenance et le renouvellement du parc est assuré en interne. Dans le cadre du SDAL, la Ville s’oriente vers un marché public de performance énergétique pour les travaux et la maintenance du parc d’éclairage public. L’entreprise ou le groupement d’entreprises auront des obligations de résultats en termes de qualité de service pour l’installation et la maintenance, et de performances sur les consommations d’énergie. Sous la forme d’un dialogue compétitif à 1 ou plusieurs tours, ce type de marché permet d’aboutir à un programme respectant les capacités financières de la Ville et ses objectifs : éclairer juste, au bon moment et au bon endroit. 

Le Schéma Directeur d’Aménagement Lumineux (SDAL) est au cœur de la prospective financière de la collectivité et traduit les volontés d’investissement sur une période donnée. Outil de pilotage indispensable autant pour les élus que pour les cadres de la commune, il permet d’exprimer de manière exhaustive l’ensemble du projet et son découpage dans le temps en tenant compte des délais et de chaque étape de réalisation. Il permet surtout de savoir si le programme d’investissements de la collectivité est compatible avec le maintien de ses grands équilibres financiers avec l’objectif de maintenir sur 8 ans le cap du développement, optimiser le service public et faire des économies.