Stolpersteine de Cluny

Il y a un an, un événement longuement porté par les lycéens du projet «Matricule 35494 : Mémoire et Responsabilité» allait laisser une très belle image de la commune sur le net. Souvenez-vous, c’était le 6 mars 2016 et l’artiste allemand Gunter Demnig venait poser lui-même les 5 «stolpersteine» ou «pierres qui font trébucher» au 4 de la rue Prud’hon, dernier domicile de la famille juive polonaise Oferman-Rotbart avant déportation. Pour comprendre l’ampleur de ce mémorial éclaté dans lequel figure désormais notre petite cité, le lecteur est invité à parcourir le web en tapant «stolpersteine cluny». Vidéos de l’évènement, pages du blog «Matricule 35 494», articles de presse, espace dédié dans des sites traitant de la Shoa, site officiel de l’artiste... les ressources ne manquent pas. L’histoire de cette famille a failli tomber dans l’oubli mais grâce au travail des lycéens et de leurs enseignants, cette pièce du tableau de la mémoire clunisoise est inscrite durablement dans la rue et sur le net. La démarche de l’artiste est à saluer : transformer les chiffres de la déportation en noms gravés à la main sur des petites pierres d’achoppement, identiques et uniques à la fois, toutes installées au dernier endroit où ont vécu les victimes. La démarche des lycéens est également à saluer et ce premier anniversaire de la pose des «Stolperstein» est l’occasion de réitérer nos félicitations à ces jeunes gens qui assurent la relève de la mémoire avec talent et créativité.

En savoir plus :

http://blogue-ton-ecole.ac-dijon.fr/matricule35494/

http://www.cluny.tv/cinq-stolpersteine-a-cluny/

http://www.stolpersteine.eu/